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Image«Between the folds», le documentaire de l’Américaine Vanessa Gould, sorti en 2008 révèle le monde connu et méconnu de l’origami. Nous sommes loin ici des cocottes en papier que chacun sait plus ou moins faire et expérimente joyeusement en famille. Le papier devient statue, forme géométrique complexe, objet aux mille facettes – un mélange unique de technique et d’émotion.

Plusieurs artistes prennent la parole, parlent de leur découverte de l’origami, de leur fascination et de leur travail incessant pour dompter un art qui semble sans limite. Un pli, puis un autre, des centaines pour les plus experts et la surface s’incarne sous nos yeux.

Le papier prend corps et âme. Il devient sens.

Le documentaire est bref. Il ne dure que 55 minutes et semble ne faire qu’aborder le sujet pour mieux nous le laisser découvrir. On ressort de ce film avec l’envie de créer, de se perdre « entre les plis ». Car c’est bien là que la magie opère, dans cette recherche par l’art d’un moment de grâce et d’un au-delà, situé « entre » les plis.

La tasse de thé de Proust distille son parfum car l’origami aussi est un monde qui se déplie, se multiplie –  une délicieuse mise en abyme qui nous transporte dans l’espace et le temps.

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Gene Siskel ChicagoDie Wand, le film de l’Autrichien Pölsler qui fait l’objet de mon billet du même nom est maintenant à l’affiche à Chicago, au Gene Siskel Film Center, dimanche 3 mars à 17 heures ainsi que mercredi 6 mars à 18 heures. Il passe en allemand avec sous-titres anglais.

Un film à ne pas manquer !

Gene Siskel Film Center – 164 N State St, Chicago, Illinois 60601

ImageDie Wand, traduit par Le mur invisible en français, est le titre du roman de Marlen Haushofer, née en Haute Autriche et morte en 1970 à l’âge de cinquante ans à Vienne. Deux mots, laconiques qui rappellent ceux des romans de Kafka.

Une femme, sans nom, commence la rédaction de son journal, ce qu’elle appelle de façon plus clinique et moins personnelle son « rapport » (Bericht). La date bien que précisée reste vague, noyée dans un temps informe. Les raisons de l’écriture sont données d’emblée. Elle n’écrit pas par désir ou plaisir mais par nécessité, pour ne pas sombrer dans la folie.

Deux ans et demi plus tôt, un couple d’amis plus âgés l’invite à passer quelques jours dans un chalet de montagne, en Haute Autriche. La nature est souriante et les paysages bucoliques promettent un peu de repos au grand air. A peine arrivée le couple part à pied au village, laissant derrière eux leur chien, Luchs. La soirée se passe, puis la nuit et le couple ne rentre pas. La femme et le chien suivent les traces du couple et s’acheminent vers le village. Bientôt ils se heurtent tous deux à une surface transparente, un mur, froid et dur qui empêche toute avancée.

Perplexes, effrayés, ils rebroussent chemin vers le chalet. Les heures passent, puis les jours et rien ne bouge ; le mur reste là, empêchant toute échappée, les gardant prisonniers d’un morceau de montagne, d’un bout de nature.

Stupéfaction, accablement et angoisse oscillent avec l’espoir de se réveiller à tout moment de ce cauchemar, celui d’être sauvée. Mais les jours filent et tout paraît pétrifié derrière le mur, hommes et animaux aperçus plus loin, ressemblent à des poupées de cire, figées à jamais dans l’espace et le temps. Le paysage est le même, la végétation intacte mais toute vie semble s’être retirée au-delà du mur, de cette chose invisible et palpable.

Arpentant son nouveau territoire, la femme tombe nez à nez avec une vache perdue et la ramène au chalet. Un veau, dans ses limbes, naîtra quelques mois plus tard. Une chatte également rescapée rejoint le groupe de survivants. Elle aura une couvée de chatons, puis deux, puis trois.

La vie derrière le mur s’organise. Car il faut pourvoir à la survie de tous. Les animaux deviennent les confidents, une raison d’être, ceux qui empêchent de se laisser aller et pour qui la femme se doit de continuer à vivre. De nouvelles responsabilités ponctuent chaque journée : traire Bella (la vache), chasser le gibier qui peuple cette partie de nature, semer la terre de quelques pommes de terre et haricots laissés en provision pour l’hiver, faire fructifier la récolte, cueillir les baies, pêcher dans la rivière attenante – prévoir enfin pour chaque lendemain et pour la subsistance de chacun. Les saisons passent et la vie ressemble par certains côtés encore étrangement à celle d’auparavant ; elle est faite de naissance, de mort, de travail intense, d’espoir, de peine et de quelques joies.

Sorte de Robinson Crusoé féminin, la femme a peu de temps pour s’apitoyer sur son sort. L’effort précède la pensée et la survie est ce qui dicte le quotidien. Cependant la mort tragique du veau et surtout du chien, ce compagnon devenu si proche, la pousse à prendre la plume. Tous deux sont tués à coups de haches par un homme en folie, autre prisonnier des montagnes probablement, devenu au fil des ans aussi sauvage que le lieu et qui surgit soudain de nulle part. La femme raconte, elle écrit son « rapport » sur de vieux calendriers, sur tous les restes de papier épars, pour continuer le dialogue, ne pas perdre la raison, pour fixer notamment un temps qui s’échappe inexorablement, et cultive peut-être ainsi l’espoir vain et à demi conscient d’un possible lecteur.

Le film du même nom, réalisé par Julian Roman Pölsler en 2012, reprend avec fidélité la trame du livre de Hausfoher. Pendant près de deux heures le spectateur vit au rythme d’un personnage central, la femme, jouée par la remarquable Martina Gedeck, connue notamment pour Das Leben der Anderen (La vie des autres). Les animaux dont l’importance va grandissante ainsi que la nature toujours omniprésente constituent le reste de la distribution. Suspense et atmosphère fantastique maintiennent l’attention du spectateur, fasciné par l’étrangeté de l’histoire et la beauté sauvage des montagnes autrichiennes.

Extraordinaire, Gedeck incarne à merveille toutes les phases de son personnage, sa transformation, morale et physique. On la sent à la fois fragile et robuste, forte et faible, résignée et courageuse. Du silence monte la voix off de la femme qui écrit, accompagnée du bruit fait par le crayon sur le papier, puis de celui de ses pas craquants sur le plancher en bois lorsque fiévreuse elle se remémore son passé et essaie de donner un sens à l’insensée. L’utilisation de la musique est rare dans le film et les partitas de Bach sont réservées aux rares moments d’harmonie de la femme avec son environnement, à cette paix intérieure enfin atteinte lorsqu’elle arrive à fondre avec la nature. En revanche, près du mur, toujours là mais de moins en moins présent au fil de l’histoire, tous les sons s’arrêtent. Seul un léger sifflement électronique souligne l’absence de bruit ; il renforce l’idée de claustrophobie et d’inhumanité.

Les questions évoquées dans le roman sont nombreuses, elles déstabilisent. Doit-on y lire/voir le symbole d’un refuge ou une sorte de paradis de retour aux sources ou bien plutôt celui d’un enfermement dans la folie, dans l’enfer et l’apocalypse? Métaphore d’une femme à jamais coupée du monde et enfermée en elle-même ? Tentative de définition de la condition humaine ? Ultime leçon de courage ? Hymne à la vie ? Toute interprétation est permise et l’émotion ressentie par l’œuvre est intense.

On voit le film comme on lit le livre, avec lenteur et cependant complètement absorbés. La monotonie des tâches quotidiennes, le jour qui chasse la nuit, les pensées qui tournent en boucle, les saisons qui se répètent, rythment l’histoire, lui donne sa mesure et permettent au lecteur-spectateur d’entrer dans un temps hors du temps, une méditation profonde sur la vie.

Il est des films qui sont à la hauteur des livres qu’ils abordent, c’est le cas pour Die Wand, un livre et un film que je sais déjà vouloir revoir et relire.


Note après note et morceau par morceau, on assiste dans le documentaire du même nom Note by Note (2007) à la construction d’un Steinway L1037, de la sélection de son bois, sa découpe, au collage, au séchage, au rabotage, au ponçage, au montage minutieux de milliers de pièces jusqu’à l’harmonisation finale et enfin la livraison de l’instrument en salle de concert.

Au fil du temps et sous les yeux fascinés du spectateur le piano à queue prend forme, la carcasse vide du début accueille un mécanisme de plus en plus savant de marteaux, cordes, touches, feutres mais aussi de doigté, réglage et de précision car l’instrument reste presqu’entièrement fait à la main. Le processus de gestation dure douze mois pendant lesquels opèrent des centaines d’ouvriers, d’artisans et de musiciens.
Ils prennent la parole durant le film pour commenter leur travail, leur passion et nous faire entrevoir la naissance d’un chef-d’œuvre.

Le nom est devenu légendaire. Steinway & Sons est créé en 1853 par Heinrich Steinweg, menuisier allemand juif venu de Basse-Saxe et émigré à New York. Pour des raisons pratiques et sans doute une certaine volonté d’intégration il change son nom en Henry Steinway. La maison familiale grandit et devient une société cotée ainsi que la marque réputée de pianos à queue et pianos droits. Seuls deux sites de production distribuent le marché mondial : l’un est à Hamburg en Allemagne, l’autre à New York aux Etats-Unis.


Le documentaire ne perd jamais le rythme, il enchaîne les explications techniques, aux extraits musicaux joués par des pianistes de renom comme Pierre-Laurent Aimard ou Hélène Grimaud.
L’instrument prend corps, vie et on regarde du début à la fin, sous le charme.

Il est assez rare de nos jours d’entrer dans une salle de cinéma comble, et encore plus de lire le générique de fin sous les applaudissements de l’audience. Ce fut le cas cependant pour le dernier film du réalisateur français Michel Hazanavicius – oui, son nom est difficile à prononcer et se lit en cinq mouvements; il faut prendre son temps.

The Artist, est un hommage au cinéma muet et montre les affres d’un acteur à succès, George Valentin alias Jean Dujardin, se voyant reléguer au vestiaire par l’arrivée du cinéma parlant. Une charmante rencontre, Peppy Miller, actrice en herbe, (interprétée par Bérénice Bejo) joue la carte de la modernité, et ravit rapidement la tête d’affiche tout en devenant secrètement l’ange gardien de Valentin dont elle s’est éprise. Accablé par son déclin, Valentin se refugie dans l’alcool et ne trouve plus secours et réconfort qu’auprès de son chien, fidèle terrier auquel il ne manque que….la parole. L’amour de la belle Peppy sauvera le malheureux artiste de sa dépression et c’est aux sons des claquettes que s’achève le film ou plutôt celui que les deux tournent ensemble.

Dujardin est parfait dans son image de beau ténébreux, et la ressemblance à Clark Gable est confondante. Quant à Bejo elle pétille d’entrain durant tout le film.

On notera quelques beaux passages. Par exemple quand les deux acteurs répètent une scène où il doit incarner un personnage autoritaire et où il succombe à chaque séquence de tournage au charme de la jeune fille. Une autre où c’est elle cette fois qui se glisse en catimini dans sa loge et passe voluptueusement les mains dans sa veste imaginant qu’il l’enlace.

L’intrigue est légère, le propos intéressant et l’hommage vibrant. Un film en noir et blanc, muet, aurait par ailleurs pu rebuter un public habitué aux effets spéciaux et à l’action trépidante. Au lieu de cela, il surprend et rafraîchit. Les clins d’œil ludiques, dans la tradition du cinéma muet, sont plein d’humour et volontiers autocritiques.

Le film précédent d’Hazanavicisus, OSS 117, était une parodie de films d’espionnage. Loufoque il m’avait laissé perplexe ; celui-ci m’a séduite. Je me demande maintenant à quel hommage le réalisateur paiera tribut la prochaine fois.

Mais pour l’heure, qu’on se le dise, The Artistest un divertissement aussi esthétique qu’intelligent.

Into Great Silence, le titre anglais du documentaire de Philip Groening, cerne sans doute mieux les presque trois heures de projection que ne le fait le titre allemand d’origine Die grosse Stille ou bien les titres français Le grand silence, italien Il grande silencio ou espagnol El gran silencio – tous si proches de la structure allemande. Car il ne s’agit pas seulement de silence mais bien plutôt de l’expérience qui consiste à tomber dans ce silence. Into great silence montre ainsi un cheminement plus qu’un simple constat. Il faut épouser le rythme monotone de la vie des Chartreux, ordre cartésien fondé par Saint Bruno en 1084, pour comprendre et se laisser prendre, pour tomber enfin dans ce puits de silence et d’apparent néant qui seul ouvre, selon les moines, les portes de l’infini et la voie vers Dieu.

L’expérience est cathartique, purifiante et si la longueur du « film », son côté lénifiant, peut aisément faire sombrer par moments dans le sommeil (mea culpa) ; le son des cloches est là pour rappeler le spectateur à la réalité, tout comme les moines à la prière. Elles ponctuent le silence, scandent le rythme des journées.

C’est en 1984 que Groening demande l’autorisation de filmer la vie au monastère de la Grande Chartreuse, situé dans les Alpes françaises (entre Grenoble et Chambéry). Seize ans plus tard – soit une durée à l’image du temps monastique – les moines répondent au réalisateur et l’autorisent à passer six mois parmi eux. Sans moyens techniques sophistiqués, sans éclairage supplémentaire, muni d’une simple caméra Groening se fond dans le lieu et capture la monotonie du temps, l’ascétisme d’un ordre, où le vital est réduit au minimum ; il montre l’esthétisme enfin d’une vie dépouillée et arrachée aux contingences de son époque.

Tout est lent, répétitif, sans passion si ce n’est celle qui justement doit jaillir au final de cette complète abnégation. Les cloches appellent à la prochaine prière, ânonnée, déclamée sur un son de voix monocorde, toujours semblable et sans excès. L’image enfin se fige sur un moine agenouillé; te temps de la prise de vue épouse celui de son recueillement -plusieurs minutes donc de contemplation, de médiation pure.

Une chose cependant m’a surprise, le peu de références faites à l’étude. On assiste à la répétition mécanique des tâches journalières, à la prière; on respire au rythme du silence et des longues séances de méditation ; on écoute les quelques échanges anodins durant la promenade hebdomadaire et suit le travail dédié aux besoins de la communauté. Rappelons que cette communauté est autonome et subvient à ses propres besoins. C’est là entre autres qu’est toujours concoctée par les moines eux-mêmes et selon une recette légendaire la liqueur du même nom Chartreuse (composée d’une centaine de plantes différentes et macérées selon un processus complexe, la recette est précieusement gardée par l’ordre, seul détenteur du secret de sa conception).
Cependant on cerne au cours du documentaire assez peu le rôle que joue (penserait-on du moins) l’étude des textes, des penseurs et des idées.

Les moines, à leur entrée dans l’ordre des Chartreux, s’engagent à ne pas quitter le monastère et à garder un silence total. Les exceptions à cette règle sont très peu nombreuses : une promenade par semaine (recréation communautaire) et une visite annuelle de la famille proche. Une fois par semaine ils partent donc en promenade dans la nature environnante, discutent de leur foi, de leur quotidien. L’échappée est d’autant plus marquante que le paysage coupe le souffle de beauté, tranche dans son exubérance avec la sobriété et le dénuement du monastère. Hautes montagnes encaissées, bruit enivrant d’une nature saturée de couleurs, de sons et d’odeurs, pépiement des oiseaux, bruissement des arbres, du vent, changement des saisons ; la vie s’immisce à l’intérieur des murs – elle agit par contraste.

Regarder Into Great Silence n’est pas une expérience commune. On ne regarde pas un film ou même un documentaire, mais on entre bien plutôt l’espace de quelques heures au monastère, on vit le silence – au point de se sentir parfois mal à l’aise (le silence est intimidant, car il pousse à la réflexion, à l’introspection). On cède alors à un rythme inconnu, à une perception du temps, abstraite car si loin de notre monde moderne, avide d’actions, de vitesse et de bruit. Avec ou sans croyance religieuse, on perçoit la notion de sacré, de sublime. L’expérience est fascinante, à maints aspects.

Les minutes passent ou les heures, les jours ou les années et le sourire de ces hommes, simples, silencieux et heureux nous reste, comme une image poétique et esthétique d’un temps suspendu.

Extraordinaire, dans la peau de Sonia Bergerac, personnage central du dernier film de Jean-Paul Lilienfeld, Isabelle Adjani incarne dans La journée de la jupe (2009) le rôle d’une femme passionnée et fragilisée, pour qui soudain tout bascule. Sur fond de tensions sociales et de clivages culturels, le film nous montre la descente aux enfers d’un professeur de français pour qui l’enseignement dans ce collège de banlieue « défavorisé » se résume à une confrontation permanente avec des jeunes désabusés, sans repaires, vulgaires et agressifs.
Un jour, alors qu’elle cherche désespérément à faire répéter une pièce de Molière à ses étudiants dans le théâtre de l’école, elle découvre une arme à feu dans un sac, cherche à s’en emparer et blesse dans la confusion le caïd de la classe, détenteur de l’arme.

L’incident pourrait s’arrêter là. Il n’en est rien. Goutte d’eau dans un vase trop plein, tout déborde et prend une tournure imprévue. De victime, Sonia passe en quelques minutes au rôle de bourreau et prend en otage le groupe d’élèves. Elle continue alors son cours de littérature mais les méthodes pédagogiques ont changé, elles sont maintenant appliquées à coup de menaces et de tortures psychologiques. Le huit clos fait remonter à la surface les haines raciales, les violences sexuelles faites aux filles/femmes et nous laisse les témoins pantois de la brutalité qui se joue au quotidien entre les élèves.

Dehors la police encercle l’école, les familles apeurées accourent aux portes du collège et la presse, avide de sensation, se saisit de l’événement. La tension monte. Tout est flou, à l’intérieur de la classe où les rôles entre victimes et tortionnaires semblent de plus en plus perméables, à l’extérieur aussi où personne ne comprend la situation. La police ne réalisera que très tard qui en vérité est le preneur d’otages. Elle sommera alors Sonia de soumettre ses revendications. L’une d’entre elles sera de réclamer au Ministre de l’Education une journée de la jupe – jupe, nouveau tabou ou simple symbole de l’affirmation féminine face aux terreurs sexuelles et aux répressions de la société.

La fin est tragique, bien sûr. Quant à Adjani, dans le rôle de cette prof déjantée, elle est sublime. Rien d’étonnant donc à ce que ce rôle lui ait valu en février 2010 le césar de la meilleure actrice.
On ne peut s’empêcher de rapprocher le film de Lilienfeld à deux autres dans le genre : Entre les murs de François Bégaudeau et La haine de Mathieu Kassovitz (tous deux remarquables).

J’engage par ailleurs à revoir Isabelle Adjani dans d’autres réalisations où elle incarne avec brio des personnages féminins qui sombrent dans la folie. Je pense particulièrement à :

  •  Adèle H. de François Truffaut (1975)
  • L’été meurtrier de Jean Becker (1983)
  • Camille Claudel de Bruno Nuytten (1989)

En attendant et pour ceux qui habitent Chicago, La journée de la jupe passe de nouveau ce soir à Facets (deux séances: 7 et 9 heures). Personnellement et si je pouvais, j’y retournerais.